25.2.12

la Rous* qui boit

traduit par V.Deyveaux

Que tu partages ou rien ne donnes,
Qu'importe...fâneront les roses.
Alors à quoi bon cette prose
D'un vieil amour qui se flétrit ?

Autant m'acheter un litron
Que je sifflerai jusqu'au bout,
Rapporterai à la consigne,
Et l'argent ira au cochon.

Puis quand j'aurai assez de flouze,
Je m'achèterai la voiture,
Je surveillerai mon langage,
Me dénicherai une épouse.

Mais pour l'instant célibataire,
J'ai rédigé ces quelques lignes,
Je suis tout seul avec deux verres,
Voilà c'est toute ma famille.

Dans le ciel flottent les nuages,
Leur ombre flotte sur la terre.
Un coup à droite un coup à gauche,
Je traine ivre tout le jour.

La vie plus âcre que vodka
Pourtant me berce, attire à elle,
Mais partout je vois des bouchons,
De vin de bière et de vodka.

La planète tourne, se tord,
Tout comme vacille ma vie.
Oh là...mais que ce vent est fort,
Encore un pas, et puis je tombe...


*la Rous : berceau de la Russie


Русь пьющая

Все равно завянут розы,
Что дари, что не дари,-
Так зачем мне эта проза
Увядающей любви.

Лучше я куплю бутылку,
Выпью всю ее до дна.
Деньги положжу в копилку,
Когда сдам бутылку я.

А потом куплю машину,
Когда денег накоплю,
Позабуду матерщину
И жену себе найду.

Но пока я одинокий,
Написал я эти строки.
Два стакана, - один я -
Вот и вся моя семья.

Облака плывут по небу,
По земле плывет их тень.
То направо, то налево
Хожу пьяный целый день.

Вкус у жизни горше водки,
Но пьянит, манит она,
И повсюду только пробки
Пива, водки и вина.

Земной шарик крутит, вертит,
Так качает жизнь мою.
Эх, какой же сильный ветер,
Еще шаг, я упаду...

Vladimir Kiriliouk
2002

2 commentaires:

  1. Excellent,merci Vincent. Il y va pas par 4 chemins.

    RépondreSupprimer
  2. Il y va pas par quatre canettes…

    RépondreSupprimer